cylindrique
quand tu entres là
le corridor s’arrondi.
un tube tout translucide
comme si tu marchais sur une fenêtre
de la quatrième dimension.
ton âme se transpose
à travers les murs inexistants
tu flottes à l’intérieur de l’air
— lourd
tu vois tout mais y’a rien à voir.
faque t’avances.
tu ressens une lumière, devant
quelque chose au bout
un portail, doré.
pas une arche.
un cercle.
qui t’attire.
tu ne reconnais pas ce que tu entends,
un « claK » sourd et sec
et le plancher devient ruisseau rivière
tes repères se liquéfies autour
tu flottes mais l’impression de couler t’empêches de comprendre l’endroit précis de la sortie de la fin de la démesure de la finition
ça t’entraîne
ça te gruge
ça t’asphyxie
ça te torture
…
et en un claquement de doigt
une mer blanche. rugueuse.
tes pieds retenus par la force.
force de quoi? sait pas.
ça te tiens. ça te referme.
mais tu respires sans t’essoufler
tu te sens léger
ça va mieux.
ça va être correct.
c’est terminé.
ta job, elle est faite.
maintenant ta vie utile se terminera
au milieu de d’autres.
même couleur.
même trajectoire.
ensemble.



Ça me donne plein de pistes d’histoires… un titre pour moi: Production d’humains standardisés.
miam!!!! c'est ben sexy ça!